& esperluette &

Ducasse d’Ath : du pain et des jeux…

Lettre ouverte au député Bruno Vangrootenbrulle via le Bourgmetre d’Ath

    Voici le contenu de la lettre lettre ouverte (courriel ouvert) adressée (adressé) ce jour à Monsieur Bruno Vangrootenbrulle via le Bourgmetre d’Ath, Marc Duvivier.
    Monsieur le Bourgmestre,
    Je me permets de prendre contact avec vous concernant les travaux sur la voie
1 de le gare. En fait je devrais plutôt m’adresser à notre député, mais j’aimerais que vous puissiez jouer les intermédiaires en lui communiquant le contenu du présent courriel. Je sais par expérience que même si vous n’êtes pas compétent en ce domaine, vous ne serez pas insensible… d’où la présente démarche.
    Depuis le mois de juillet, Infrabel à fait bloquer la voie
1, la seule accessible pour les personnes à mobilité réduite. Il s’agit avant tout de renouveler la signalisation à cet endroit. Infrabel est coutumier de travailler même la nuit pour que ses travaux soient réalisés au plus vite. Pour ce qui est de la gare d’Ath, cela ne se fait pas et voilà que la voie 1 ne sera donc pas accessible avant le mois de septembre !
    Ce n’est pas tout ! Je constate qu’on profite de cette occasion pour réparer l’escalier donnant accès à la même voie à partir du tunnel principal ! Or, lors d’un chantier de rénovation d’un espace public, une directive européenne impose que celui-ci doit aller de pair avec une adaptation des accès aux personnes à mobilité réduite. L’accès à la voie
1 devrait donc se faire par la mise en fonction d’un escalier mécanique et non via la rénovation d’un ancien escalier ! C’est de l’argent inutilement dépensé sans tenir compte des directives européennes.
    Devant ces travaux qui se traduisent par un non respect des personnes âgées d’une part et à celles à mobilité réduite d’autre part, puis-je vous demander d’interpeller notre Député pour qu’il puisse être conforme à son étiquette socialiste en s’adressant aux responsables d’Infrabel sur les trois points suivants ?

a)  La gare d’Ath étant fort fréquentée, demander à Infrabel de rehausser l’ensemble des quais pour un accès plus facile aux voitures.
b)  Pourquoi Infrabel n’a-t-il pas envisager la pose d’un escalier mécanique pour l’accès à la voie 1 plutôt que de réparer l’escalier existant ? Rappeler à cette occasion les directives en la matière imposées par l’Union européenne.
c)  Les trains venant de Bruxelles s’arrêtent normalement sur la voie 2, Infrabel pourrait-il prévoir la mise en place de deux ascenseurs ? L’un à la voie 2 donnant accès au tunnel principal et l’autre à la sortie de ce tunnel via la Rue de la Station. Ce genre d’installation ayant été réalisée lors de la mise en fonction de la nouvelle gare à Hal par exemple.

   Enfin, je tiens cependant à vous faire savoir que j’avais déjà obtenu un rendez-vous avec notre Député, il y a 20 ans d’ici, pour qu’il intervienne pour le point a ci-dessus ! J’espère ne pas encore devoir attendre 20 nouvelles années pour voir notre Bourgmestre de l’époque être sensibilisé par cette demande et enfin agir en sa qualité de Député pour faire bouger les choses pour tout ce qui touche à la mobilité en particulier… et à tout ce qui relève du domaine social en général !
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations respectueuses.
    Francis DRAPIER
P.S. : Le contenu du présent courriel sera publié prochainement sur mon blogue ainsi que sur mon espace facebook.

lundi 5 août 2013 Posted by | mobilité, Politique communale, Politique wallonne | , , | 2 commentaires

La Belgique : où est la question ?

    Je vous livre ici le contenu d’une reflexion envoyée ce 12 février par Raymond Watrice et intitulée « La Belgique : où est la question ? »
 
    Mi-février 2013, quatre mois après les élections communales, les bourgmestres francophones en périphérie « bruxelloise » ne sont toujours pas nommés !
    Interrogé le 12 décembre 2012 par Damien Thiery, bourgmestre de Linkebeek élu non nommé, le secrétaire d’État Melchior Wathelet, C.D.H., endosse la cape de Ponce Pilate : « Je n’ai ni le pouvoir ni la volonté d’anticiper la décision du Conseil d’État, seul compétent pour trancher la validité des refus… Et le gouvernement n’introduira pas de recours en annulation contre le décret flamand qui n’entre pas en contradiction avec la loi spéciale… »
    C’est nettement dit ; le Premier ministre et les ministres francophones, P.S., C.D.H., M.R., ne s’opposeront pas à la décision du Conseil d’État quelle que soit la décision ! La périphérie « bruxelloise » francophone définitivement lâchée par le P.S., le C.D.H. et le M.R., fait partie intégrante de la Flandre. La corde se resserre autour de Bruxelles… définitivement après 2014 ! Morte la Fédération Wallonie-Bruxelles ! Mort-née Bruxelles ville communautaire internationale composée de 143 communes ! Le Jardin botanique national de Meise définitivement transféré à la Flandre… Le principe de territorialité dans sa forme absolue est entériné ‑ ce dont se réjouit Fadila Laanan, ministre P.S. de la Culture à la Communauté française ‑ ; les Francophones de la périphérie ‑ de Flandre ipso facto ‑ définitivement perdus ! Le P.S. au service de la Flandre… Les Wallons suivront après la 7e réforme en 2019… Logique !
    La vision nationaliste du territoire est claire dans l’accord de coopération culturelle qui vient d’être signé entre la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles… La frontière linguistique est frontière d’État… du moins pendant la pause somnifère engendrée par la mise en place de la 6e réforme de 2014 à 2019 consacrant le principe de la territorialité. La porte ouverte au confédéralisme à tutelle flamande.
    Les gesticulations des F.D.F. ne sont que des bulles qui éclatent dès leur formation tant que les F.D.F. enfileront la chasuble libérale bruxelloise et ne créeront pas un climat de confiance et de fraternité avec les groupuscules wallons dans un cadre de défense de la langue et de la culture françaises. Hors un cadre libérateur et rassembleur des forces, la langue française est condamnée à disparaître du territoire « Belgique ». L’extinction de la francophonie belge dans les cinquante années à venir !
    La Flandre programmerait-elle déjà l’après 2014 ? Chris Peeters, C.D.&V., actuel ministre-président de la Région flamande, serait chargé de peaufiner le programme de neutralisation du futur gouvernement confédéral dans une adaptation des lois coordonnées de fonctionnement. Bart De Wever, N.-V.A., actuel bourgmestre d’Anvers, serait chargé de l’unification territoriale de la Flandre englobant les zones communautaires bruxelloise et liégeoise… Hypothèse ?

Raymond WATRICE
Ancien échevin et
Président honoraire du C.P.A.S.
de Woluwé-Saint-Lambert

mardi 12 février 2013 Posted by | flamingantisme, Politique belge | , | Laisser un commentaire

Le Carnaval d’Alost banalise le fascisme…

    Oui, on peut rire de tout ! Mais cette image reflète bien ce qui se passe en Flandre, et à Alost en particulier, pour les francophones de Flandre. Il appartient aux mondes politiques bruxellois et wallon de dénoncer ces dérives. Mais, comme le montre le reportage qui suit sur Jean-Pascal Labille, Élio Di Rupo et ses les ouailles, pseudo-journalistes de la R.T.B.F. compris, continuent à ramper devant l’extrême droite flamande…


Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F du dimanche 10-02-2013

dimanche 10 février 2013 Posted by | flamingantisme, Folklore | , , , | Laisser un commentaire

Le citoyen athois a-t-il assez de maturité pour émettre un vote ?

    Voilà la question que je me pose après avoir pris connaissance des résultats du scrutin municipal du dimanche 14 octobre dernier.
    Qui voit-on aux trois premières positions ?
    En troisième place figure le fils de l’avant-dernier Maire ! Ce garçon n’a aucune expérience au niveau politique. Que vient-il faire sur ce podium ? Ne devrait-on pas enseigner plus sérieusement les lois de Mendel à l’école ? La politique est-elle devenue une histoire de famille comme on le voit de plus en plus de ce côté de la frontière linguistique ? Ce n’est pas en gaspillant son vote de cette manière qu’on arrivera à redorer la démocratie et à intéresser de nouveau les gens à la politique… Mais parlons un peu de mon expérience avec le père de Florent : le dénommé « no Brono ». C’est un personnage très attachant, mais il est à l’image de son parti : celle sans projet pour la collectivité. Il y a 20 ans d’ici j’ai été le trouver en sa qualité de député fédéral pour soulever deux problèmes concernant la politique de mobilité sur le plan ferroviaire : le rehaussement des quais de la gare pour un accès facile au transport public pour les personnes âgées et à mobilité réduite, et la modernisation de l’infrastructure par la suppression des passages à niveau sur la ligne menant à Bruxelles. Rien n’a été mis en œuvre dans ces domaines relevant pourtant du social et du confort des travailleurs-navetteurs…
    En deuxième place : le Maire sortant… Là je ne suis pas déçu de sa non-reconduction. En plus d’être imbu de lui-même, il représente l’image d’une autre facette de ce qu’est devenu son parti dans le domaine des principes… Voilà 15 ans d’ici j’avais pris rendez-vous avec ce dernier concernant les petits arrangements discriminatoires au sein du câblodistributeur I.G.É.H.O. : statut de la télévision régionale « No Télé », différent selon qu’on habite Mouscron ou dans le reste du Hainaut occidental, et distribution ciblée de la chaîne commerciale flamande V.T.M. pour les seuls néerlandophones wallons d’Enghien, de Mouscron et de Flobecq… J’ai pu constater qu’il ne comprenait rien à mon interpellation !
    Enfin, en première place : Marc Duvivier, futur Maire de la Ville. Homme très critiqué, mais très habile. Il a cependant une grande qualité : celle d’un gestionnaire exceptionnel. Socialiste ? Pas sûr, mais qui l’est encore au sein du P.S. wallon ? Son intelligence se traduit de la façon suivante. Attaquer sur deux fronts en même temps : celui de faire des petits plaisirs comme les politiciens « professionnels » du P.S. wallon, et celui de gérer avec compétence les dossiers de la municipalité. Voilà pourquoi sa stratégie a été gagnante, mais reconnaissons que c’est plutôt une chance pour Ath… On a eu chaud !
    Ce qui s’est passé à Ath montre bien qu’il devient primordial d’éduquer sérieusement les jeunes pour que dans le futur la politique reprenne ses valeurs de noblesse. La démocratie sera préservée à condition que ses représentants soient dignes des valeurs pour lesquelles ils ont été élus.

mercredi 17 octobre 2012 Posted by | Politique communale, Politique wallonne | , , , | Laisser un commentaire

14 octobre 2014 : un enjeu aussi pour les navetteurs ?

    Ce 14 octobre, des élections provinciales auront lieu en Wallonie, en Flandre mais pas à Bruxelles. Oui, encore un aberration de notre système…
    L’enjeu est cependant important. Le maintien des provinces n’a plus beaucoup de sens. Ce qu’il faut pour l’avenir de la francophonie, c’est programmer leur disparition en les remplaçant par deux régions au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Bruxelles gardera toujours un statut différent de la Wallonie, et ce par respect pour sa minorité néerlandophone, mais faire croire qu’une Wallonie seule est viable est un leurre…
    C’est pour cette raison que j’adresse ce billet aux navetteurs dont je fais partie. Nous n’avons, pour la majorité d’entre nous, pas eu le choix de ce statut. Mais remercions Bruxelles de nous avoir donné la possibilité de travailler. Or qu’en est-il pour notre avenir ? Les partis traditionnels ne se mobilisent pas pour nous alors que nos revenus sont taxés en Wallonie et donnent la possibilité à cette région de développer des politiques en faveur du public. Il est pourtant aisé de justifier pourquoi nous ne sommes-nous bien défendus ? Il suffit de regarder l’état du réseau ferroviaire en la matière en le comparant avec ce qui a été réalisé de l’autre côté de la frontière linguistique.
    Prenons l’exemple de la liaison Mouscron-Bruxelles. Depuis l’électrification de la ligne, grâce à Guy Spitaels, plus rien n’a été entrepris sur le tronçon jusqu’à Hal. Combien de fois ne sommes-nous pas en retard pour raison de panne de signalisation ? Il serait enfin temps de penser à faire disparaître les nombreux passages à niveau et de rehausser les quais pour faciliter l’accès aux voitures pour les personnes fragilisées en raison de leur âge ou de leur handicap. Pour ce dernier point j’ai interpellé, voilà 17 ans, le député-bourgmestre d’Ath pour le conscientiser qu’exiger un accès aux transports publics pour tout le monde était bien une démarche sociale. À ce jour rien n’a été fait…
    Sur la liaison Hal-Bruxelles, en territoire flamand, le navetteur peux constater deux choses qui devraient l’interpeller :
1) La vitesse devient plus importante ;
2) L’ensemble des points d’arrêts ont été modernisés : les quais sont à bonne hauteur et sont en pavés.
    Et pour les navetteurs en voiture ?
    Ce n’est pas mieux ! La fameuse autoroute A-8 que nos politiciens locaux désignent par « Tournai-Bruxelles » est en réalité « Tournai-Hal ». À l’entrée d’Hal, la voie à quatre bandes est interrompue par une série de feux de signalisation avant l’arrivée sur le périphérique de Bruxelles. Pourtant des négociations entre Rudy Demotte et les autorités flamandes ont bien eu lieu avant la scission de l’arrondissement du canton électoral de B.H.V. Notre Ministre-président a eu comme réponse qu’il était envisageable de faire sauter ces feux, mais que les travaux devaient être à charge de la Région wallonne ! Un homme politique digne de cette fonction aurait dû réagir au moment de cette scission en attirant l’attention des négociateurs francophones que déjà sous B.H.V. les Flamands affichaient ouvertement leur intention d’isoler Bruxelles de la Wallonie ! Il a préféré garder le silence durant toute cette « négociation », sans doute pour faire plaisir à son président en lui donnant l’opportunité de finir sa carrière en qualité de Premier ministre…
    On ne fait pas de la politique sans avoir comme but celui de servir la collectivité. D’autres exemples existent. Je me limiterais encore à la Province de Liège. Deux grands ténors de cette région, Laurette Onkelinnck et Didier Reynders, ont décidé de quitter leur belle principauté pour s’installer à Bruxelles. Regardez dans quel état ils ont laissé leur province ! Ils n’ont jamais eu de projet à moyen terme : celui de reconvertir cette industrie sidérurgique qu’on ne voit plus que dans des pays en voie de développement. Ces mêmes politiciens qui sont en train de détricoter la Fédération Wallonie-Bruxelles ont finalement choisi de déménager vers la capitale et laisser leurs électeurs d’origine abandonnés à leur sort : celui d’appartenir à un futur désert économique !
    Les partis traditionnels wallons, Écolo compris, font croire que le communautaire n’est pas prioritaire. C’est faux ! L’actualité nous montre quotidiennement que tout est communautaire dans ce pays ! Le P.S. wallon n’a de socialiste que l’étiquette. Il ne navigue plus pour la collectivité, ce que ne cesse de dénoncer la N.-V.A. L’arrivée d’Élio Di Rupo aux fonctions de Premier ministre le démontre tous les jours et sert de catalyseur au mouvement flamingant.
    Depuis que le M.R. a trahi sa parole envers les F.D.F., ces dernier reviennent seuls et dans le paysage politique wallon avec une démarche pluraliste, mais avec le but de défendre dignement les francophones en se battant pour conserver la solidarité entre Bruxelles et la Wallonie au sein de la Fédération.
    En qualité de navetteur, je n’ai plus le choix : si à moyen terme je ne désire pas aller grossir les rangs des chômeurs, il faut que je vote F.D.F…

samedi 6 octobre 2012 Posted by | flamingantisme, Politique belge, Politique communale, Politique nationale, Politique wallonne | , , , | Laisser un commentaire

B.H.V. bientôt complètement scindé…

    À grands pas les assemblées votent la scission de B.H.V. dans la plus grande indifférence en cette période où la majorité des gens sont rivés sur la Championnat d’Europe de Football des Nations. Ainsi 100.000 francophones seront sacrifiés alors qu’on ne leur a pas demandé leur avis…
    Le « compromis » trouvé sous la présidence du socialiste wallon Élio Di Rupo constitue la version belge des Accords de Munich. Mais la démocratie finit toujours par gagner et on peut espérer qu’il s’en suivra une version belge du Procès de Nuremberg pour les collabos…
    Le 15 juin dernier Raymond WATRICE, Secrétaire de la Ligue wallonne de Bruxelles, écrivait :
    La scission de B.H.V., c’est fait ! Le vote en assemblées plénières (Chambre et Sénat) ne sera qu’une simple formalité.
    Côté flamand, ce sera le scénario classique, mis au point depuis
150 ans : tous les partis traditionnels menés par le C.D.&V., l’Open V.L.D., le Sp.A. et Groen voteront OUI ; les partis nationalistes N.-V.A., Vlaams Belang et Liste Dedecker siffleront le lancement de la septième réforme de l’État en votant NON. Pour la Flandre, c’est une avancée territoriale significative vers la mainmise sur l’enclave bruxelloise.
    Côté francophone, ce sera également le scénario classique : tous les partis francophones menés par le P.S., le C.D.H., le M.R. et Écolo voteront OUI au nom du sauvetage de l’unité du pays ; le parti F.D.F. votera NON au nom du respect des engagements signés vis-à-vis de la population francophone de la périphérie. Pour la Wallonie et Bruxelles, c’est un recul territorial et une menace sur l’emploi de la langue française dans les services administratifs.
    Comme d’habitude, les Wallons comprendront trop tard – après l’adoption de la sixième réforme de l’État – qu’ils ont été roulés par les Flamands lorsque viendra sur la table des relations communautaires la septième réforme de l’État boostée par la Flandre nationaliste.
    N’est-il pas permis de se poser ces deux questions : Pourquoi diable le P.S., le M.R., le C.D.H. et Écolo ont-ils renié leur signature apposée sur l’accord de solidarité avec les Francophones de la périphérie bruxelloise après la « gifle » que les Flamands leur ont infligée le
7 novembre 2007 ? Exprimeront-ils des remords au moment du dépôt de la septième réforme de l’État déjà annoncée par le C.D.&V., la N.-V.A. et le Vlaams Belang ?


Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F du vendredi 22-06-2012


Extrait du Journal télévisé de la V.R.T. du jeudi 21-06-2012

vendredi 22 juin 2012 Posted by | flamingantisme, Politique belge, Politique nationale | , | Laisser un commentaire

Le Gouvernement Papillon fait le jeu de la N.-V.A.

    Les salamalecs d’Élio Di Rupo à l’égard de ses « amis » flamands ne porteront pas les fruits espérés. Quel que soit le cas de figure du paysage politique belge, le flamingantisme obtiendra la majorité absolue en Flandre lors des prochaines élections.
    Premier situation : la N.-V.A. aurait accepté de rester au Gouvernement. Dans ce cas l’ensemble des points de son programme aurait été appliqué. Intolérable, d’où la situation actuelle…
    Seconde situation : celle que l’on vit… Les partis gouvernementaux flamands ne constituant pas la majorité dans leur région, il était dès lors exclu pour eux de revenir sur les acquis des « accords » précédents obtenus par la N.-V.A. Ce que n’ont pas compris les partis wallons d’une part et les partis « démocratiques » flamands d’autre part c’est que la N.-V.A. tient le langage suivant : « Oui, nous ne faisons pas partie du présent Gouvernement, car nous n’avons pas obtenu la mise en place de l’ensemble de nos revendications, mais les réformes qui seront votées prochainement à l’unanimités des partis wallons et du quatuor flamand C.D.&V., Sp.a., Open V.L.D. et Groen constituent la première partie de notre programme… Ne l’oubliez pas ! »
    Les Flamands ne sont pas dupes : ils ne veulent plus tirer le boulet socialiste wallon… En votant prochainement les « réformes » de l’État, les Wallons vont précipiter leur région dans la pauvreté en acceptant de se « libérer » de leurs entités les plus riches, à savoir : Bruxelles, sa périphérie et les Cantons de l’Est.
    Merci à Monsieur Élio Di Rupo, à ses électeurs inconscients et aux journalistes de la R.T.B.F. qui continuent à afficher leurs larges sourires lorsqu’il s’agit du communautaire…


Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F du vendredi 11-05-2012

samedi 12 mai 2012 Posted by | flamingantisme, Politique belge, Politique wallonne | , , | Laisser un commentaire

Lettre ouverte à Daniel Senesael, Député wallon…

    Monsieur le Député wallon,
    J’accuse réception de votre journal trimestriel parlementaire. N’ayant jamais été contacté pour recevoir cette publication, j’aimerais ne plus faire partie de vos destinataires pour les raisons suivantes.
    Cette publication a été envoyée avec l’entête du Parlement wallon et où figure la mention « F.R. » que j’interprète comme « Franchise postale ». En ces temps difficiles je me refuse d’accepter qu’un parlementaire utilise cette voie pour distribuer sa publicité et demander ainsi aux salariés de la Poste de travailler gratuitement en vue de la prochaine campagne électorale. Il s’agit d’un comportement d’une autre époque : celui de garder ses privilèges de Seigneur tout en demandant à la population de faire des efforts tant sur le plan financier que sur le plan de la citoyenneté.
    Depuis l’avènement d’Élio Di Rupo aux plus hautes fonctions de l’État fédéral, le Parti socialiste wallon a enfin montré quelle était sa véritable ligne de conduite : ratisser large pour garder les rennes du pouvoir à n’importe quel prix. C’est ainsi qu’il a accepté le diktat flamand, voire flamingant, du V.L.D. : lâcher la périphérie et adopter un politique libérale en acceptant que les écologistes ne fassent pas partie du gouvernement. Il est vrai que ces derniers ont encore quelques principes de gauche… À force de ratisser large, le Parti socialiste wallon (je ne mets pas les Bruxellois de Charles Picqué dans le même sac…) n’est plus capable de défendre les principes qui devraient être les siens…
    Oui, « Nous avons dix ans pour redresser la Wallonie », mais encore faut-il un projet pour ça ! Il ne suffit pas de changer le nom du Hainaut occidental pour améliorer son image. C’est surtout ceux qui ont dirigé cette région qu’il faut changer.
    Dans les déclarations de Guy Spitaels lors de son 80ème anniversaire (cf. Le Soir du 10 septembre 2011), il y avait aussi un volet communautaire que vous passez sous silence. La mise en garde qu’il adressait à l’égard d’Élio Di Rupo a malheureusement servit de catalyseur à ce dernier pour précipiter la scission de B.H.V. de peur à réveiller une conscientisation auprès de ses militants. Les Francophones de ce pays seront forts s’ils restent unis. Pratiquer le sous, sous-régionalisme c’est conduire la Wallonie sur le chemin d’un désert économique du type Kosovo. Lâcher Bruxelles et sa périphérie, c’est cracher au visage des 250.000 navetteurs dont le seul crime est, via leur travail, d’apporter de l’argent dans les caisses de la Wallonie pour aider ses dirigeants à mettre en œuvre leur politique « sociale »…
    Enfin je crois qu’il faut laisser aux professionnels du cirque à faire les clowns : ces artistes ont beaucoup de difficultés pour garder la tête hors de l’eau et de toute façon ce n’est pas pour ça que Michel Daerden et vous-même avez été élus.
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député wallon, mes salutations les meilleures.
    Francis DRAPIER

dimanche 25 mars 2012 Posted by | Politique communale, Politique wallonne | | Un commentaire

Deuil national comme manœuvre politique…

    Au delà du drame causé par la mort d’enfants, fallait-il organisé un deuil national dans un but purement politique : celui d’essayer de faire croire que la Belgique est un pays uni ? Même les pseudo-journalistes francophones ont essayé de faire passer ce message…
    Enfin on retiendra aussi de cet entretien avec Siegfried Bracke que la N.-V.A. reste sur ses positions, notamment qu’« elle ne laissera jamais tomber Bruxelles ». L’heure du séparatisme sonnera lorsque les politiciens wallons abandonneront cette « opportunité » qu’est Bruxelles d’être majoritairement francophone…


Extrait de « L’Invité » de R.T.L. du dimanche 18-03-2012

dimanche 18 mars 2012 Posted by | Politique belge, Politique nationale, Politique wallonne | , | Laisser un commentaire

Jean-Claude Marcourt et le repli régional…

    On se souviendra qu’il y a deux semaines d’ici, le « socialiste » wallon Jean-Claude Marcourt proposait de faire couler la Communauté française, la seule institution marquant la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles. Comment continue-t-on à accepter de mettre cet individu à la tête du Ministère de l’Économie en Wallonie ? Ce genre de déclaration est une insulte pour les 230.000 navetteurs qui quotidiennement se rendent à Bruxelles.
    Devant cette réaction que j’ose qualifier d’« imbécile », le 17 janvier dernier, je me suis permis d’écrire à Charles Piqué le courriel qui suit :
    Cher Monsieur Picqué,
    En qualité de navetteur je suis scandalisé par les dernières déclarations de Jean-Claude Marcourt. Si je peux me permettre, j’aimerais que vous relanciez l’idée que les navetteurs paient leurs impôts dans la région où ils travaillent. Cette idée permettra de secouer le monde politique socialiste wallon.
    Quant à moi, je suis prêt à payer pour Bruxelles qui est la région qui m’a permis de travailler…
    Merci et bonne soirée.
    Francis DRAPIER

    Le 23 janvier, Charles Piqué m’a apporté une réponse prudente :
    Cher Monsieur Drapier,
    Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre soutien et votre implication.
    Concernant les propos de Jean-Claude Marcourt, je me suis exprimé dans la presse pour dire qu’effectivement il est impératif d’entretenir des liens étroits avec les
2 autres Régions et que l’avenir de Bruxelles ne peut se concevoir que dans le cadre d’une coopération accrue entre celles-ci.
    Concernant les milliers de navetteurs quotidiens qui utilisent nos infrastructures, j’ai toujours plaidé pour qu’au moins une partie du paiement des impôts se fasse sur base du lieu de travail et non du lieu de résidence. Je suis donc très sensible à votre marque de soutien relative à cette revendication.
    À cet égard, sachez que cette demande a été partiellement entendue dans la nouvelle réforme de l’État via la nouvelle loi de financement.
    Synthétiquement, une partie du refinancement de Bruxelles a été calculé sur base du nombre de navetteurs qui travaillent à Bruxelles et utilisent chaque jour ses infrastructures. Ce montant sera financé par les deux autres Régions selon une clé de répartition équivalente à celle du nombre de navetteurs qui viennent de Flandre et de Wallonie. Le principe de l’imposition sur le lieu de travail est donc acquis pour partie. Cette nouvelle loi de financement est aussi une manière de concrétiser la solidarité entre les Régions.
    Espérant ainsi avoir répondu à votre question, je vous prie d’agréer, cher Monsieur Drapier, l’expression de mes sentiments distingués.
    Charles PICQUÉ

   Enfin pour justifier mon manque de respect pour ce genre de personnage que représente Jean-Claude Marcourt, je rappelle que celui-ci a soutenu l’initiative de l’A.W.Ex. (Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers) d’offrir le sapin de Noël 2009 à la l’État non démocratique du Vatican. À l’époque, ce cadeau a coûté 29.000 € au contribuable wallon.
    Dans le reportage réalisé par la R.T.B.F. le 18 décembre 2009, on y voit le Ministre Jean-Claude Marcourt faire la courbette devant le Gourou du Vatican alors que ce dernier venait d’accélérer le processus de béatification de Pie XII…
    Il est vraiment loin, très loin, le temps où les socialistes francophones de Belgique défendaient les plus démunis d’une part, et les grands principes démocratiques d’autre part.


Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F. du vendredi 18-12-2009

dimanche 29 janvier 2012 Posted by | Politique belge, Politique wallonne | , , | Laisser un commentaire