« Journée sans voiture » à Ath…
Contenu du courriel envoyé ce dimanche, à 10:21, à Jean-Pierre DENIS, Maire de la commune wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets à nouveau de vous interpeller, mais cette fois-ci dans le cadre de la « Journée sans voiture » de ce dimanche. Cette journée est normalement prévue comme clôturant la semaine de mobilité, mais je constate qu’il n’est pas fait référence à cette manifestation dans les diverses informations publiées par la commune pour l’occasion. Il est vrai que depuis un an rien n’a été entrepris dans ce domaine au niveau communal. Au contraire : je vous avais écrit à ce sujet lors de la ducasse annuelle, mais vous n’avez toujours pas jugé utile de me répondre.
D’autre part, l’année passée, j’avais signalé que la légende de la carte mise en ligne confondait les notions de « périmètre » et d’« aire ». Je constate que vous n’avez toujours pas tenu compte de cette remarque. Je continue donc à rester sur mon impression que vous appartenez bien à cette catégorie d’hommes « politiques » qui donnent une image négative de notre région depuis plusieurs générations : celle de l’immobilisme et donc de l’immobilité…
Puisque faire de la politique ne devrait pas se résumer à se donner bonne conscience mais bien d’avoir un minimum de courage en assumant ses (non ?) choix, puis-je vous demander, soit de ne plus organiser de « Journée sans voiture », soit de la programmer un jour autre que ceux de la semaine de la mobilité ? Il y a 102 autres samedis et dimanches dans l’année pour orchestrer cette activité de délassement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Le devoir de faire la fête !
Faire la fête est-ce un droit ou un devoir ? On connaît mon manque d’affinité pour le folklore athois (cf. mon billet du 23 août 2008) qui démarrera cette année, officiellement, ce vendredi 21 août, mais il faut savoir qu’à cette occasion des forains sont invités à animer le centre de la ville pendant 15 jours. Conséquence de ceci : l’autorité communale a réquisitionné un espace de parkings, réservé normalement aux navetteurs allant travailler à Bruxelles en train, pour parquer les véhicules et les caravanes de ces forains !
De qui se moque-t-on ? À cette époque où il est beaucoup question de politique de mobilité, voilà qu’une autorité officielle décide d’entraver les travailleurs-contribuables dans leurs déplacements pour ce « folklore » dont seuls les débits de boisson en sortiront gagnants !
Alors, un droit ou un devoir à la fête ? La Wallonie est bien à l’image de cette caricature de Royer publiée par quotidien bruxellois « Le Soir » dans son édition du mercredi 6 février 2008 : la région de Belgique où l’on fête le carnaval toute l’année…
La campagne électorale de Jean-Pierre DENIS…
Contenu du courriel envoyé ce jour à 22:40 à Monsieur Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la commune wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
J’accuse réception de votre affiche au format A2. Dans ce genre d’envoi, il est de coutume que le candidat présente son programme d’action en cas d’élection. Ici, rien de tout ça ! Uniquement des demandes, une sorte de mendicité pour vous aider à diffuser votre publicité personnelle. S’il est normal que la majorité des travailleurs, des demandeurs d’emploi et d’allocataires sociaux soit membre d’un parti qui se qualifie de socialiste, il est indécent, en cette période d’instabilité sociale, de dépenser l’argent des membres du P.S. d’Ath pour votre ambition personnelle.
Quant à vos préoccupations sur le développement durable (cf. votre courriel du 11 août dernier), il aurait été opportun d’utiliser les moyens modernes de communications pour votre campagne. Malheureusement la grandeur de votre affiche est directement proportionnelle à la teneur de votre programme électoral…
Le Hainaut occidental est une république bananière. Il ne suffira pas de changer son nom en « Wallonie picarde » pour lui donner une nouvelle image.
Par la présente, je vous demande donc de ne pas encombrer ma boîte à lettres de vos futurs tracts. Par contre, en qualité de contribuable, j’exige qu’une réponse soit enfin apportée à mon courriel du 4 avril dernier qui traitait de la mobilité.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER

Lettre accompagnant l'affiche électorale de J.-P. Denis
Mobilité sur l’axe ferroviaire Bruxelles-Ath-Lille.
Voici le contenu d’un courriel envoyé ce jour à 18:11 à Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la ville wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets de vous interpeller ce samedi 4 avril, jour de la mise en route du nouveau réseau du métro bruxellois. Ce dernier, par l’ouverture d’un tunnel entre les stations « Delacroix » et « Gare de l’Ouest », facilitera la mobilité dans la capitale.
Dans mon courriel du 21 septembre dernier je vous avais interpelé pour vous demander de jouer les intermédiaires auprès de notre Député Bruno VAN GROOTENBRULLE pour qu’une véritable politique de mobilité soit mise en chantier sur l’axe ferroviaire Bruxelles-Ath-Lille. À ce jour je n’ai toujours pas reçu de réponse ‑ ni positive, ni négative ‑ de votre part. Je constate cependant que depuis deux mois, des travaux sont entrepris à la gare d’Enghien. Il s’agit de rehausser l’ensemble des quais et de mettre en place un ascenseur pour facilité ainsi l’accès au train par des personnes à mobilité réduite. Voilà près de dix ans que j’ai interpellé notre Député pour que de tels travaux puissent être mis en œuvre pour notre gare !
Puis-je vous demander d’être attentif à cette demande qui cadre parfaitement avec une démarche sociale ? Je reste persuadé qu’une politique sociale devrait être prioritaire aux yeux de tout responsable d’un parti se qualifiant de socialiste.
Je vous remercie et je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Non-épandage dans la Cité des Géants… (épisode 2)
Courriel envoyé ce jour à 20:38 à Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la ville wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre !
Pour la deuxième fois depuis cet hiver je constate qu’aucun épandage n’a été entrepris aux alentours de gare ce matin.
Dans votre courriel du 11 août dernier vous affirmiez que « je pense qu’il est important de donner la parole aux gens. » À quoi bon s’il n’y a pas de réponse à celle-ci ! En effet, jusqu’à ce jour, vous n’avez toujours pas jugé utile de répondre à mon courriel du 25 novembre dernier concernant l’épandage en cas de neige et de verglas. Ou dois-je considérer que la non-réaction de ce matin était une réponse négative et définitive à cette demande ? J’espère cependant vous convaincre que le travail qu’il est demandé à cette occasion n’est pas plus lourd que celui de nettoyer la ville tôt chaque matin des quatrièmes dimanches d’août !
Dans l’attente d’une réaction de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Non-épandage dans la Cité des Géants…
Courriel envoyé ce jour à 21:29 à Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la ville wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre !
Alors que les prévisions météorologiques garantissaient du verglas sur l’ensemble du réseau routier, je constate que rien n’a été fait au centre de notre cité.
Ce matin, la surface de la gare des bus du T.E.C. et l’ensemble des parkings de la gare de la S.N.C.B. étaient verglacés mettant en danger les personnes allant travailler dans la capitale.
Quand allez-vous comprendre qu’il y a lieu d’avoir un minimum de respect pour cette catégorie de travailleurs la plus taxée qui, grâce à leur impôt communal, vous permet de mettre en place votre politique « sociale » ?
Être à l’écoute de tel ou tel citoyen ne doit pas vous faire oublier que votre mission première est avant tout de travailler pour la collectivité !
Dans l’attente d’une réaction de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Piscine municipale
Courriel envoyé ce jour à Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la ville wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets de vous interpeller concernant la piscine qui, selon le site de la ville sera fermée à partir du 1er décembre. Ayant été à mon rendez-vous dominical, on m’apprend finalement que celle-ci ne sera plus accessible dès le vendredi 28 novembre à 16 heures.
Nombreux sont les Athois qui vont travailler à Bruxelles. Il n’est pas aisé pour ceux–ci d’aller pratiquer ce sport complet en semaine. De même, si le 1er novembre est bien un jour férié, je ne vois pas pourquoi il y aurait lieu de prolonger cette fermeture au lendemain, dimanche 2 novembre.
Je ne voudrais pas être essentiellement négatif, sachant que les autorités de la Ville désirent garder ce complexe sportif via les travaux programmés pour décembre, mais j’aimerais éveiller votre conscience sur l’importance de l’accès à la piscine durant les deux jours du week-end.
Dès lors, est-il envisageable de la rendre accessible les 2, 29 et 30 novembre ?
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Politique de mobilité ou d’immobilité ?
Courriel envoyé ce jour à Jean-Pierre DENIS, Bourgmestre de la ville wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Pour la deuxième, et sans doute pas la seconde, fois, Ath a participé à la « Journée sans voitures » dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité.
Comprenez cependant qu’en ce domaine je ne me satisferais pas d’une simple festivité. Je crois qu’il devient urgent que la Wallonie, et Ath en particulier, sorte de l’image qu’elle se donne : celle d’une grande farandole organisée du 1er janvier au 31 décembre avec ses pics de carnavals, de ducasses, de fêtes de Wallonie, … Il s’agit bien d’événements cautionnant tous les excès dus à la consommation de boissons alcoolisées. Par la même occasion, on éviterait d’apporter de l’eau au moulin de l’extrême droite flamande.
La Flandre s’est sans doute moins manifestée durant ce dimanche, mais depuis que les régions sont compétentes en matière d’infrastructure routière, on a vu se multiplier à grande échelle l’apparition de pistes cyclables. Un événement ponctuel tel que le 21 septembre n’a rien à voir avec une politique athoise de développement de ce moyen de locomotion qu’est le vélo.
Dans l’émission « Le 7ème jour » de ce dimanche, Monsieur Elio DI RUPO a fait savoir qu’il était normal d’améliorer le confort dans le transport des personnes allant vers leur lieu de travail. Il me semble que ces propos collent parfaitement avec les suggestions qui vous avaient avancées dans mes courriels datés des 19 juillet et 13 août dernier.
Dès lors, via Monsieur Bruno VAN GROOTENBRULLE, puis-je enfin avoir confirmation qu’une réelle politique de mobilité, et non d’immobilité, sera développée sur l’axe ferroviaire Bruxelles-Ath-Lille ?
Enfin, lors de l’édition précédente, j’avais déjà signalé une grave confusion entre les notions de « périmètre » et de « surface » dans la légende du plan mis en ligne et celui diffusé à la population athoise.
Permettez-moi donc de de nouveau insister sur le fait que le périmètre est une ligne à une dimension. Écrire « intérieur du périmètre » suppose faire intervenir un ou des sous-ensembles dudit périmètre : on se cloisonne donc toujours sur cette ligne et non sur l’une ou les deux zones qu’elle délimite. Il y aurait lieu d’écrire « Périmètre délimitant la zone intérieure interdite aux véhicules motorisés ».
Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Nomination du nouveau bourgmestre d’Ath (3/3)
Contenu du couriel adressé aujourd’hui à Jean-Pierre Denis, Bourgmestre d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Permettez-moi de vous remercier d’avoir consacré le temps qu’il fallait pour répondre point par point à mon courriel du 29 juillet dernier.
Concernant la mise à jour des cartes G.P.S., voici ce que j’ai relevé. En septembre 2004, les autorités de la ville ont décidé de procéder à une nouvelle numérotation de la Rue de la Station pour que celle-ci ne soit plus de type alphanumérique. Le 37-C où j’habitais est devenu le 41. Or les cartes G.P.S. ne vont pas plus loin que le numéro 37.
Quant à la diffusion numérique, je crois qu’elle a aussi un caractère social puisqu’elle donne la possibilité à chacun de recevoir gratuitement les signaux télévisés et radiophoniques de la R.T.B.F. et d’Euro News en haute qualité sans devoir passer par un opérateur privé.
Dans le même registre traitant des nouvelles technologies, je constate que tous mes collègues de travail, les plus âgés que moi compris, sont déjà en possession de la nouvelle carte d’identité à puce. Il n’y a pas de raison pour qu’Ath soit à la traine en ce domaine.
Enfin, je pense que vous aurez compris que ma préoccupation première porte surtout sur la mobilité via les transports publics. Elles ne sont donc nullement en contradiction avec vos préoccupations environnementales et sur développement durable. C’est ainsi que je me bats depuis longtemps pour la modernisation des tronçons ferroviaires Bruxelles-Lille et Ath-Mons. Je pense que Lille prendra de plus en plus d’importance, vu la tournure des événements sur le plan communautaire. C’est donc avec insistance que je vous demande faire pression auprès de Monsieur Bruno VAN GROOTENBRULLE pour qu’il fasse partie des figures de proue en ce domaine. Je vous avais fait parvenir une copie du courriel que je lui avais envoyé et dans lequel vous trouverez tous les éléments de départ pour la constitution d’un dossier.
Sur le plan local, conscient que la Ville a signé une concession de 10 ans avec la société privée flamande Vinci, j’aimerais qu’elle se dégage au plus vite de ce contrat. Vous trouverez surement les courriers que j’ai adressés à l’époque à Monsieur Bruno VAN GROOTENBRULLE pour justifier ma position en la matière.
Vous comme moi sommes des personnes fort occupées. Je ne me rendrais donc pas au rendez-vous que vous me proposez mais je pense que les idées que je vous ai soumises vont bien au-delà d’une demande strictement personnelle et, comme vous me l’avez écrit, il me sera permis de juger de la pertinence et du bien-fondé de vos initiatives.
Pour des raisons d’équité évidentes, il va de soi que je me fais un devoir de publier, sur mon blogue, votre réponse à mon courriel.
En vous remerciant, je souhaite que vos projets puissent aboutir et que les miens seront entendus.
Veuillez agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Nomination du nouveau bourgmestre d’Ath (2/3)
Contenu du couriel qui m’a été adressé aujourd’hui à 12:02 par Jean-Pierre Denis, Bourgmestre d’Ath.
Monsieur Drapier,
Tout d’abord laissez-moi vous remercier pour votre franchise. Beaucoup de gens pensent des choses ou colportent des opinions sans jamais s’adresser directement à l’intéressé. Je trouve cependant fort peu cavalier la méthode pour vous adresser à moi. Le mail est certes pratique mais rien ne remplace, je crois, une franche et courtoise conversation. Pour me juger vous vous basez sur une interview télévisée et je suppose l’un ou l’autre article de presse. Avouez qu’en matière d’objectivité des sources, la méthode est singulièrement entachée de légèreté, les médias ayant la particularité de présenter l’actualité au travers d’un prisme déformant et souvent influencés par une ligne éditoriale précise. Qu’à cela ne tienne, venons-en plutôt au fond de votre message.
Ainsi, d’entrée de jeu, vous me reprocher mon manque de modestie, le taux d’absentéisme des conseillers, l’absence de déclaration politique, et de références au bourgmestre sortant. Afin de vous permettre de jugez de la pertinence de ces deux derniers points, je vous transmets en attache le texte complet de mon intervention devant le conseil communal, vous pourrez ainsi juger plus à propos le bien-fondé de vos affirmations.
En ce qui concerne l’absentéisme, je m’en suis inquiété dès le début de la séance. Le conseil initial prévu de longue date pour le 4 juillet avait dû être retardé en raison des contingences administratives consécutives à la démission de Bruno Vangrootenbrulle survenue le 25 juin et coïncidant avec la date légale d’envoi des convocations.
Pour ce qui concerne la déclaration de politique générale, j’ai choisi de simplement donner quelques orientations qui baliseront mon mandat m’inscrivant de ce fait dans la continuité de la tâche assurée par mon prédécesseur et l’équipe en place depuis les dernières élections communales de 2006. Je pense que vous ne verrez pas d’inconvénients à intégrer les préoccupations de développement durable dans la politique générale de notre ville. Les composantes énergétiques et celles liées à la baisse du pouvoir d’achat de nos concitoyens sont sur toutes les lèvres et je suppose également sur les vôtres.
Quant à l’absence de modestie, je m’interroge sur ce qui vous permet de me juger de la sorte ; nous nous sommes rencontrés à une ou deux reprises, acceptez que ce soit un peu faible pour se constituer une opinion sur quelqu’un. Je passe sur mon appartenance à la « race des seigneurs », ce jugement de valeur n’engage heureusement que vous. Sachez toutefois que je me sens honoré d’exercer un mandat public. Mon engagement à m’y consacrer pleinement n’a d’égal que la confiance qu’il a plu à la population athoise de m’accorder. Il est vrai également que la perte de mon père alors que je venais juste d’avoir 26 ans a été déterminante dans mon engagement en politique. Quant à la fierté de l’engagement et des combats de mon père et grand-père permettez-moi d’assumer la responsabilité de mes propos. Tout comme eux, sachez que la politique est pour moi une passion désintéressée, le résultat d’une prise de conscience et une foi dans le rôle de l’action politique.
Je ne comprends pas très bien votre allusion à « une personne enseignant l’histoire », « un enseignant en histoire » et le terme « historien ». Tout comme pour la politique, je nourris une véritable passion pour cette discipline. Je donne le meilleur de moi-même dans mon enseignement et avant d’être échevin, je tirais beaucoup de plaisir à fouiller les dépôts d’archives et à publier le résultat de mes recherches consécutivement à la participation à des colloques ou au travers des publications du Cercle royal d’histoire et d’archéologie local.
En ce qui concerne les entorses à la démocratie au sein des intercommunales la situation n’est sans doute pas encore idéale, sachez simplement que le « petit » administrateur d’une de ces puissantes institutions est souvent poliment écouté mais que les changements de stratégie se discute en haut lieu et sont influencés par des intérêts de marketing et financiers qui nous dépassent. Comme vous, je trouve légitime de s’en offusquer, ce n’est cependant pas une raison pour baisser la tête et il reste du devoir de tout représentant de transmettre les opinions et récriminations de ses concitoyens.
Votre sympathie pour Carine Delfanne vous honore mais gardez à l’esprit que dans un état démocratique le pouvoir à quelque niveau qu’il soit est transmis par le peuple. J’étais, en voies de préférence, juste après notre ancien bourgmestre, il est juste et surtout légal que je lui succède jusqu’aux prochaines élections. À ce moment les cartes pourront être redistribuées et chacun d’entre nous pourra choisir en connaissance de cause. Votre favorite est aujourd’hui membre du collège communal, il vous sera permis de juger de la pertinence et du bien-fondé de ses initiatives.
Vous me paraphrasez en signifiant que Guy Spitaels a fait entrer Ath dans le XXème siècle, je le pense et le réaffirme haut et fort. Sur l’échec de notre entrée dans le XXIème siècle et le départ du gestionnaire Marc Duvivier permettez-moi de garder plus de réserve. Je demande au secrétaire communal f.f. de vérifier votre demande par rapport aux données G.P.S. et la diffusion de la T.N.T. sur Ath.
Vous vous en prenez ensuite à l’état de notre piscine. J’en conviens mais le moment le plus propice pour effectuer les réparations et l’entretien n’est-il pas le mois de juin durant lequel les écoles sont en examens ? Chaque année à cette période la coque est vidée et soumise à un examen attentif, nous nous sommes aperçus cette fois qu’une réparation plus conséquente devait être effectuée. L’importance de l’intervention ne nous a pas permis de rouvrir à la date initialement retenue, nous nous en excusons mais les impératifs de sécurité et de salubrité l’exigeaient. Ce retard de quelques jours n’hypothéqua pas grandement l’accès du public jeune à cette infrastructure qui malgré son âge (elle est trentenaire) remplit encore pleinement son rôle. Nous sommes conscients de l’état de vétusté de l’infrastructure et de l’aspiration du public à un autre service, mais il faut savoir raison garder et prendre en compte des impératifs financiers qui obèrent déjà fortement nos résultats. Le terrain de la future piscine existe, il se situe juste à côté du nouveau parking de la Sucrerie.
Contrairement à votre opinion, je pense qu’il est important de donner la parole aux gens, de leur permettre de réagir par rapport à des aménagements les concernant. C’est, je crois, l’essence du débat démocratique. Je suis persuadé que les gens sont capables de détachement et susceptibles de mettre de côté leurs préoccupations individuelles pour penser plus globalement l’aménagement de leur espace de vie. Les projets collectifs doivent venir d’en haut mais peuvent aussi être porter par la base, c’est de cette façon que l’on fabrique des citoyens responsables de leur avenir et capables de s’investir dans des projets qui dépassent leurs petites préoccupations personnelles. Comme vous le constatez, je suis un chaud partisan de la citoyenneté active et demande simplement que les Athoises et les Athois soient les acteurs de leur existence. À nous après cela le devoir et l’obligation de porter ces projets avec professionnalisme. Notre administration est aussi là pour cela, nous lui en donnons les moyens humains et techniques.
Je sens dans votre chef des doutes quant à mes convictions socialistes. Sachez qu’elles sont intactes et ne demandent qu’à s’exprimer. Retenez aussi qu’il n’y a pas une mais des opinions socialistes, la dissidence du M.S.A.D. vous en a donné une illustration. Sachez aussi que ma porte est ouverte à tout le monde et que les amis d’hier, même s’ils ont préféré se grouper avec le C.D.H., peuvent toujours venir me soumettre des projets et des collaborations. Nous gagnerions certainement à travailler à de tels rapprochements.
Voilà mes réactions par rapport à votre mail un peu irrévérencieux mais auréolé de franchise. J’espère qu’il n’entachera pas nos relations futures. Je vous invite d’ailleurs à me rencontrer pour aller plus avant dans cette conversation et juger de visu de la sincérité de mes propos. Si cela vous agrée, vous pouvez venir en mon bureau du premier étage du centre administratif le lundi 18 août à 10 heures, nous aurons ainsi l’occasion de converser et d’aller plus avant dans l’une ou l’autre proposition.
Si vous souhaitez comprendre de quoi se nourrit mon socialisme, je vous recommande la lecture d’une biographie de Louis Bertrand par Pierre Van Den Dungen :
Pierre Van Den Dungen, La foi du marbrier, Atelier Ledoux-Timperman, Bruxelles, 2000.
À cette vision originelle plus socio-économique, j’ai intégré une très forte et sincère composante environnementale.
Bonne lecture et à lundi prochain.
Jean-Pierre DENIS.
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