Régionalisation de la politique de l’emploi ?
Tout est prétexte pour bloquer les initiatives fédérales. Mais ce reportage montre aussi à quel point le Ministre Joëlle MILQUET joue la carte du mensonge en faisant croire que ce blocage résulte de la seule décision du Ministre nationaliste flamand de l’Emploi. Il s’agit bien d’une décision de l’ensemble du Gouvernement flamand comme le confirme son Ministre-Président.
Pour être objectif, il faut reconnaître que les francophones ont tendu une fameuse perche aux nationalistes flamands en prônant l’aide aux jeunes glandeurs. L’enseignement francophone étant catalogué comme l’un des plus mauvais en Europe, il est donc évident que nos jeunes n’ont pas été armés pour affronter le marché de l’emploi. Voici donc une nouvelle initiative qui apportera de l’eau au moulin du Nord du pays pour exiger une régionalisation de la politique de l’emploi.
Enfin on remarquera que la R.T.B.F. est loin de montrer l’exemple : les images de ce reportage sont essentiellement réalisées par les Flamands de la V.R.T. et la présentatrice Natahlie Maleux garde toujours son sourire moqueur pour laisser croire qu’il s’agit à nouveau d’une clownerie…
Amadou et Mariam – Sabali (2008)
Amadou et Mariam, de leurs noms complets Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia, sont un couple de musiciens et chanteurs maliens, qui présentent la particularité d’être tous deux aveugles.
Pour une information plus complète sur ce duo, cliquer ici.
B.H.V. / Mur de Berlin…
L’a.s.b.l. Isolat (spécialisée dans le théâtre urbain) et les autorités de la Ville de Namur ont été à l’origine du projet baptisé « Na-Mur ». On peut lire : « Tous les murs qui se dressent aujourd’hui pourront être évoqués, jusqu’au 7 novembre, au travers de ce Mur namurois. Tant les murs physiques (Mur israélien en Palestine, murs contre l’immigration vers l’Europe ou vers les États-Unis) que les murs symboliques (la peur de l’autre, les addictions, l’individualisme) ».
On remarquera qu’il n’est évidemment pas fait mention du mur que les Flamingants sont en train de construire autour de Bruxelles dans leur projet de scission de l’arrondissement électoral de B.H.V. Nicolas Vadot a fort bien schématisé cette attitude hypocrite via la caricature qu’il a publiée dans le numéro 3044 de l’édition belge de « L’Express ».
Antoinette SPAAK…
Fille de Paul-Henri SPAAK, elle s’est toujours tenue à préserver les principes auxquels elle adhérait. C’est donc la raison pour laquelle elle n’a jamais voulu être membre du Parti socialiste, qui à quelques exceptions près (Roger LALLEMAND et actuellement Charles PICQUÉ), est gangréné par son immobilisme en consacrant essentiellement son énergie à sa « politique » de clientélisme.
Des réponses évidentes sont apportées aux questions telles que « Pourquoi ne pas laisser tomber B.H.V. et passer à autre chose ? », « Pourquoi ne pas faire un geste, du type parler le néerlandais, vers l’autre communauté ? »
Elle quittera malheureusement la scène politique belge à la fin de cette année.
L’arrivée annoncée du F.D.F. en Wallonie donnera enfin l’occasion aux wallons d’être défendus avec dignité. Espérons que cela se fara sans cartel avec les libéraux de Didier REYNDERS…
Merci à Carlo MENDOLA, Président des jeunes du F.D.F. à Etterbbek, de m’avoir fait découvrir ce reportage et qui, par la même occasion, me confirme de la chance qu’ont les Bruxellois d’avoir une télévision régionale de qualité, contrairement aux habitants du Hainaut occidental…
Extrait du magazine « Sans détours » de Télé Bxl du 14-10-2009
« Journée sans voiture » à Ath…
Contenu du courriel envoyé ce dimanche, à 10:21, à Jean-Pierre DENIS, Maire de la commune wallonne d’Ath.
Monsieur le Bourgmestre,
Je me permets à nouveau de vous interpeller, mais cette fois-ci dans le cadre de la « Journée sans voiture » de ce dimanche. Cette journée est normalement prévue comme clôturant la semaine de mobilité, mais je constate qu’il n’est pas fait référence à cette manifestation dans les diverses informations publiées par la commune pour l’occasion. Il est vrai que depuis un an rien n’a été entrepris dans ce domaine au niveau communal. Au contraire : je vous avais écrit à ce sujet lors de la ducasse annuelle, mais vous n’avez toujours pas jugé utile de me répondre.
D’autre part, l’année passée, j’avais signalé que la légende de la carte mise en ligne confondait les notions de « périmètre » et d’« aire ». Je constate que vous n’avez toujours pas tenu compte de cette remarque. Je continue donc à rester sur mon impression que vous appartenez bien à cette catégorie d’hommes « politiques » qui donnent une image négative de notre région depuis plusieurs générations : celle de l’immobilisme et donc de l’immobilité…
Puisque faire de la politique ne devrait pas se résumer à se donner bonne conscience mais bien d’avoir un minimum de courage en assumant ses (non ?) choix, puis-je vous demander, soit de ne plus organiser de « Journée sans voiture », soit de la programmer un jour autre que ceux de la semaine de la mobilité ? Il y a 102 autres samedis et dimanches dans l’année pour orchestrer cette activité de délassement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, mes salutations les meilleures.
Francis DRAPIER
Pied de nez du Prince Laurent…
Alors que les membres de la famille royale sont continuellement trainés dans la boue par les dirigeants du Nord de ce pays, on aurait pu croire qu’Albert et Compagnie souffraient tous du syndrome de Stockholm (le Roi continuant à soutenir les demandes flamandes de « réformer » l’État d’une part et Prince Philippe à mettre ses enfants dans une école catholique flamande de Bruxelles d’autre part). Mais voilà que le Prince Laurent vient de sortir du lot !
Par son attitude il fait aussi un pied de nez à l’ensemble du monde politique francophone qui va jusqu’à accepter de se laisser coloniser par le Nord en dévalorisant son enseignement par la création d’écoles d’immersion… Ce qui me fait penser à ce jeu télévisé français où le présentateur s’étonnait d’apprendre que le candidat belge était professeur de néerlandais : « Vous avez des élèves pour ça ! » lui a-t-il demandé !
Apprendre le néerlandais, c’est comme apprendre l’islandais…
G.P. de Belgique : fi des grands principes…
Au diable les principes sur les économies d’énergie, la pollution, le monde de l’argent et les admirateurs d’Adolph Hitler : voici le Grand Prix de Belgique de Formule 1 où la R.T.B.F. a eu de quoi meubler ses heures d’antenne…
À l’exception de Bernard Wesphael, toutes les forces de la gauche qui gouvernent actuellement la Wallonie ont, main dans la main, étalé au grand public leur mépris pour les principes auxquelles elles prétendent faire référence. À l’image de ce petit soldat avec les deux doigts sur la couture du pantalon, les ministres wallons continuent à obéir à l’homme d’affaires Bernie Ecclestone. Tant pis, c’est l’électeur-contribuable qui paiera la note…
Quant à la R.T.B.F., elle se garde bien de faire savoir qu’en participant à la diffusion de cet événement elle est en contradiction avec le rassemblement qui s’est tenu à Ostende ce samedi pour conscientiser sur les dangers du réchauffement climatique.
Le devoir de faire la fête !
Faire la fête est-ce un droit ou un devoir ? On connaît mon manque d’affinité pour le folklore athois (cf. mon billet du 23 août 2008) qui démarrera cette année, officiellement, ce vendredi 21 août, mais il faut savoir qu’à cette occasion des forains sont invités à animer le centre de la ville pendant 15 jours. Conséquence de ceci : l’autorité communale a réquisitionné un espace de parkings, réservé normalement aux navetteurs allant travailler à Bruxelles en train, pour parquer les véhicules et les caravanes de ces forains !
De qui se moque-t-on ? À cette époque où il est beaucoup question de politique de mobilité, voilà qu’une autorité officielle décide d’entraver les travailleurs-contribuables dans leurs déplacements pour ce « folklore » dont seuls les débits de boisson en sortiront gagnants !
Alors, un droit ou un devoir à la fête ? La Wallonie est bien à l’image de cette caricature de Royer publiée par quotidien bruxellois « Le Soir » dans son édition du mercredi 6 février 2008 : la région de Belgique où l’on fête le carnaval toute l’année…
Mathématique constructiviste…
La dernière réponse au vent d’incertitude qui s’était abattu à la suite des paradoxes logiques, donnant naissance au formalisme, au début du XXème siècle, fut le constructivisme, la version mathématique de la doctrine de l’opérationnalisme. Au départ, selon Léopold Kronecker, l’un de ses fondateurs, il fallait reconnaître que « Dieu a créé les nombres entiers, le reste c’est l’homme qui l’a fait ». Il voulait dire par là que nous ne devrions accepter comme point de départ que les notions mathématiques les plus simples – les nombres entiers 1, 2, 3, 4, … et le calcul – et déduire tout le reste par étapes successives à partir de ces notions intuitivement évidentes. En prenant cette position conservatrice, les constructivistes entendaient éviter de rencontrer et de manier des entités comme les ensembles infinis dont on ne peut avoir aucune expérience concrète et qui possèdent des propriétés qui n’ont rien à voir avec l’intuition (l’infini moins l’infini peut encore être égal à l’infini, par exemple, comme on le voit en soustrayant tous les nombres pairs aux nombres naturels : il reste encore tous les nombres impairs). C’est la raison pour laquelle on appelle aussi intuitionnisme le constructivisme, pour souligner qu’il repose sur le principe de base qu’est l’intuition chez l’être humain.
Pour les constructivistes, les mathématiques ne sont qu’une série de propositions pouvant être élaborées suivant un nombre fini d’étapes déductives à partir des nombres naturels. Le « sens » d’une formule mathématique n’est autre que la suite finie des calculs effectués pour la construire. Cette façon de voir les choses peut paraître inoffensive. Elle entraîne en fait des conséquences terribles : elle crée une nouvelle catégorie de propositions mathématiques. Car chaque proposition peut maintenant se voir attribuer trois valeurs : vraie, fausse, ni vraie ni fausse (ou « indécidable »). Une proposition dont la vérité ne peut être déterminée par un nombre fini d’étapes de construction reste dans les limbes. Conséquence majeure d’un tel choix, une proposition n’est plus exclusivement soit vraie soit fausse. Ces trois possibilités nous rappellent les tribunaux écossais qui peuvent rendre un verdict de culpabilité, d’acquittement ou « d’absolution pour manque de preuves » (dans ce cas, l’accusé peut-être à nouveau jugé pour le même délit), alors que les tribunaux anglais ou américains ne peuvent que le déclare « coupable » ou « non coupable ».
Les mathématiciens pré-constructivistes avaient trouvé différentes manières de démontrer la vérité de formules ne répondant pas au critère du nombre fini d’étapes d’élaboration. La méthode de prédilection des Grecs, durant l’Antiquité, était la reductio ad absurdum (le raisonnement par l’absurde). Pour démontrer que quelque chose est faux, supposons le contraire au départ, disons que c’est vrai, et à partir de cette hypothèse, on aboutira à un résultat absurde (2 = 1, par exemple), ce qui prouvera que l’hypothèse de départ était bien fausse. Cette méthode s’appuie sur l’acceptation de l’idée qu’une vérité ne peut être que vraie ou fausse. Mais selon les règles constructivistes, il ne s’agit pas d’une démarche valable puisqu’une proposition n’est tenue pour vraie que si elle peut être démontrée de façon explicite suivant un nombre fini d’étapes déductives. L’ensemble des théorèmes mathématiques qui prouvent l’existence de quelque chose, sans pour autant en élaborer un exemple explicite, ne sont donc pas tenus pour valables.
[…]
Après mûre réflexion, le constructivisme semble décidément bien étrange. […] l’idée selon laquelle il existerait une « intuition » universelle des nombres naturels n’a aucun fondement historique. Un constructiviste ne sera jamais en mesure de dire si mon intuition est identique à la vôtre, si elle a évolué chez l’être humain et évoluera encore à l’avenir. Ces mathématiques fondées sur l’intuition sont un phénomène récurrent qui varie selon l’époque et la personnalité de leurs artisans. On dirait une branche de la psychologie. Pourquoi partir des nombres naturels ? Qu’est ce qu’une étape de construction ? Pourquoi certaines constructions se révèlent-elles plus utiles et plus adaptées au monde réel que d’autres ? Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir d’intuition sur diverses formes de l’infini ? Comment expliquer l’utilité de concepts non constructifs dans l’étude du monde physique ? Après tout, l’intuition humaine a pourtant conçu les ensembles infinis.
John D. BARROW, Pourquoi le monde est-il mathématique ?, Éditions Odile Jacob, Paris, 1996, pages 80 à 84.

Léopold KRONECKER
(07-12-1823 - 29-12-1891)
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