Femme « analysée »…
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Véronique était « en analyse », comme on dit ; aujourd’hui, je regrette de l’avoir rencontrée. Plus généralement, il n’y a rien à tirer des femmes en analyse. Une femme tombée entre les mains des psychanalystes devient définitivement impropre à tout usage, je l’ai maintes fois constaté. Ce phénomène ne doit pas être considéré comme un effet secondaire de la psychanalyse, mais bel et bien comme son but principal. Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l’être humain. Innocence, générosité, pureté… tout cela est rapidement broyé entre leurs mains grossières. Les psychanalystes, grassement rémunérés, prétentieux et stupides, anéantissent définitivement chez leurs soi-disant patientes toute aptitude à l’amour, aussi bien mental que physique ; ils se comporte en fait en véritables ennemis de l’humanité. Impitoyable école d’égoïsme, la psychanalyse s’attaque avec le plus grand cynisme à de braves filles un peu paumées pour les transformer en d’ignobles pétasses, d’un égocentrisme délirant, qui ne peuvent plus susciter qu’un légitime dégoût. Il ne faut accorder aucune confiance en aucun cas, à une femme passée entre les mains des psychanalystes. Mesquinerie, égoïsme, sottise arrogante, absence complète de sens moral, incapacité chronique d’aimer : voilà le portrait exhaustif d’une femme « analysée ».
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Michel HOUELLEBECQ, Extension du domaine de la lutte,
Éditions Maurice Nadeau, Paris, 1994.
Élio Ier : Roi ou Premier Ministre ?
Entendu sur Euro News, suite à la tuerie de la Place Saint-Lambert : « À Liège, capitale économique de la Wallonie […] ». On peut dès lors imaginer que les experts de l’agence d’évaluation Moody’s se soient vite rendus sur place pour découvrir ce nouveau pôle économique… et en ont conclu de baisser rapidement la note de la Belgique de deux crans ce vendredi soir ! Notre « pays » est donc le premier du Nord à avoir rejoint les « P.I.G.S. countries ».
Il est temps qu’Élio Ier passe à la vitesse supérieure. On lui reproche sa lenteur exemplaire dans la gestion des dossiers. Mais n’est-il pas à l’image de sa région ?
Ce matin on apprenait encore qu’il sera présent à la « manifestation silencieuse » de mardi prochain dans la « capitale économique » de sa bienaimée Wallonie. Ce genre d’événement n’est-il pas plutôt réservé aux membres de la famille royale ?
Au boulot Monsieur le Premier Ministre ! Montrez-nous ce dont vous êtes capable en dehors de votre volonté d’améliorer votre néerlandais…
Extrait du Journal télévisé d’Euro News du samedi 17-12-2011
Saint Nicolas est Wallon !
C’est gagné ! Avec la complicité des libéraux et des écologistes, les socialistes wallons ont réussi à mettre leur « Guide » à la tête du gouvernement fédéral. Mais à quel prix ?
Pour rencontrer les revendications flamandes, Élio Ier aura réussi à obtenir l’unanimité des partis wallons pour voter la scission de B.V.H. : 29 communes de ce canton électoral, soit 150.000 francophones, passeront du côté flamand et du même coût la représentativité francophone aux niveaux fédéral et européen sera prochainement revue à la baisse. Les Wallons deviendront encore plus minoritaires pour le futur.
Pour la constitution du futur gouvernement, les socialistes wallons ont accepté les revendications libérales : écarter les écologistes du pouvoir. Il est vrai que ces derniers allaient devenir gênants car ils sont les seuls a encore défendre des idées de gauche…
Comment en est-on arrivé là ?
Première étape : acceptation des revendications flamandes sur le plan communautaire.
Souvenons-nous de l’intervention du doyen Guy Spitaels mettant en garde ses amis socialistes quant à l’acception des « accords de Munich » à la belge… La semaine suivante Élio Ier et ses amis ont précipité lesdits accords avant que les conseils de Guy Spitaels ne fassent du remous.
Deuxième étape : accord budgétaire.
Les libéraux flamands étant jugés trop radicaux, Élio Ier, fidèle royaliste, va pleurer chez le Roi. Mais coup de théâtre : le lendemain la note de la Belgique se voit dégrader par l’agence de notation Standard & Poor’s. Cet événement arrive au bon moment ! On expliquera aux travailleurs wallons qu’on ne pouvait pas faire autrement que d’adopter une politique de droite…
Un Wallon à la tête d’un gouvernement qui aura des compétences réduites comme une peau de chagrin. Qu’importe Élio Ier aura donc une fin de carrière bien tranquille, mais au prix de l’appauvrissement de la Wallonie qui se verra bientôt décapitée de ses régions les plus riches : les cantons de d’Est d’une part et de son lien avec Bruxelles d’autre part. On a sans doute oublié que la capitale fédérale est toujours le plus gros fournisseur d’emplois pour les Wallons…
Élio Di Rupo a donc joué le Saint Nicolas… Pour les Flamands il offre la scission de B.H.V. sur un plateau d’argent et pour le petit peuple wallon et leurs « journalistes » de la R.T.B.F., du pain et des jeux : la fête, 6 mois à l’avance, à Liège pour cet événement « exceptionnel » que sera le départ du Tour de France dans la cité « ardente »…
Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F du vendredi 02-12-2011
Extrait du Journal télévisé de la R.T.B.F. du dimanche 04-12-2011
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